Depuis 2015, je poursuis un travail ambitieux, celui de suivre durant de longues années, le quotidien des membres du premier magazine LGBTQ+ du monde arabe. Travail en cours (2015-Présent)

Il serait réducteur de penser que ce travail traite de l’homosexualité. Je l’ai longtemps cru, ne comprenant ni mon intérêt pour le sujet, ni le lien avec le Bus 60. 

Inconsciemment, j’ai pourtant utilisé une méthodologie et des thèmes similaires. Capturant des scènes à l’instinct pendant les premières années,  tout en alternant avec de longues périodes de pause.

Bien plus tard, grâce à de nombreux échanges et recherches documentaires, tout est devenu plus cohérent et vaste.

A travers ce sujet, comme pour le Bus 60, je critique certaines normes qui gouvernent nos sociétés et dévoilent des manières de lutter contre la violence que cette normativité produit.
Dans ce prochain travail, il s’agit de nouveau de mettre à distance nos idéaux de “l’être blanc, de l’être hétérosexuel, de l’être valide, de l’être productif”, et de s’enfoncer dans “une ville dans la ville”.

Certes, cette histoire traite de l’homosexualité. Mais elle raconte surtout comment se créer de nouveaux modes de vie, de nouveaux espaces de liberté pour résister à la domination. En ça, je suis convaincue de l’universalité de ce travail et de la valeur de ce sujet pour les autres, car nous connaissons tous des formes d’oppression, à différentes échelles.